Aganor : Les commerçants gabonais priés d’utiliser des balances conformes sous peine de sanctions

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D’après l’Agence gabonaise de normalisation (Aganor), la plupart des commerçants gabonais utilisent des balances non conformes. L’année dernière, 7594 balances de commerce ont été contrôlées par l’institution. 90 % d’entre elles ne répondent pas aux normes recommandées en matière de vente de denrées alimentaires. 30 % d’entre elles ne sont pas conformes à la législation.

Selon l’étude effectuée par les experts, seulement 10 % des balances contrôlées peuvent être utilisées pour vendre. Ce phénomène inquiète énormément les autorités gabonaises. L’utilisation des balances non vérifiées rend la vie plus chère au Gabon. « Ces situations impactent très lourdement le panier de la ménagère et contribuent à la cherté de la vie au Gabon », s’est plaint le DG de l’Aganor vendredi dernier.

Le problème ne concerne pas uniquement le secteur de la vente des aliments. Certains commerçants de matériaux de construction se servent de « godets » ou de sacs non conformes pour vendre. Or, la seule unité de mesure légale est le kilogramme.

L’Agence gabonaise de normalisation appelle les commerçants à cesser d’utiliser des balances non conformes. Ils devraient soit les réparer ou les changer dans 3 mois au plus tard. Les vendeurs de matériaux, quant à eux, ont un délai d’un mois pour remplacer leurs balances par les instruments de pesage adaptés à leurs activités.

Passé ces délais, tous les commerçants qui ne seront pas en règleseront sanctionnés. Au Gabon, la tricherie sur la balance et autres unités de mesures est punie soit par une amende et/ou une peine d’emprisonnement. Cette amende peut s’élever à 3 millions de FCFA maximum. En ce qui concerne la peine d’emprisonnement, elle peut aller jusqu’à deux ans.

L’ambition du gouvernement est d’améliorer les conditions des populations gabonaises.

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