Coopération : Le Gabon et l’Union européenne signent un accord de pêche

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Le gouvernement gabonais et l’Union européenne ont récemment signé un accord de pêche. D’après la nouvelle convention, les navires européens doivent avoir des marins gabonais dans leurs équipes. Ce protocole s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de partenariat dans le secteur de la pêche (APP).

« Pendant l’exercice de leur activité dans la zone de pêche du Gabon, les senneurs de l’UE se doivent d’embarquer six marins gabonais pour l’ensemble de la flotte », apprend-on. Cette règle est valable au cours de la première année d’application du protocole. Lors de la deuxième année d’application, les navires sont contraints d’embarquer 8 Gabonais. À partir de la troisième année, au total 10 marins sont exigés.

Selon l’accord de pêche, les armateurs européens doivent obligatoirement quelques-uns des marins gabonais de leurs navires. Ces marins ont droit à un contrat leur garantissant l’accès au régime de sécurité sociale, apprend-on. Ils doivent être payés convenablement et régulièrement par les amateurs. Le montant de leur salaire doit être fixé avant l’embarquement, « d’un commun accord entre les armateurs et les marins ou leurs représentants respectifs », indique l’accord APP. Quant aux conditions de rémunération, elles devront être égales ou supérieures à celles applicables au Gabon ou au salaire minimum d’un matelot qualifié.

Tout navire européen incapable d’embarquer le nombre de marins gabonais requis doit payer une taxe. Il s’agit d’un montant forfaitaire de 16 426 FCFA par marin non embarqué et par jour de présence dans la zone de pêche du Gabon. L’armateur qui n’arrive pas à trouver des marins qualifiés peut ne pas en embarquer. Mais il doit d’abord fournir des raisons « exceptionnelles dûment justifiées ».

L’objectif de cette initiative est de lutter contre le chômage dans la marine marchande. Les marins européens auront également l’opportunité de fréquenter et d’apprendre de leurs collègues européens.

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