Ni extradition ni évacuation sanitaire envisageable pour BLA

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Le dossier de l’ex-directeur de cabinet du Chef d’État gabonais, Brice Laccruche Alihanga s’alourdit. Les avocats de ce dernier tentent désespérément de lui éviter un nouveau procès et de lourdes sanctions. Depuis quelques jours, ils prétendent que leur client est un « citoyen français » et qu’il serait incarcéré dans des conditions médiocres au Gabon. Conditions qui auraient gravement affecté son état de santé.

L’objectif de toute cette manœuvre est d’obtenir « l’extradition de leur client en faisant pression sur le corps diplomatique français, et par contre coup, sur les responsables politiques gabonais », apprend-on. C’est ce qu’a indiqué Jeune Afrique dans un récent article.

Les autorités gabonaises ne l’entendent pas de cette oreille. Pour elles, il est hors de question que BLA soit extradé ou évacué. Autoriser une telle chose serait violer les juridictions gabonaises qui avaient condamné le mis en cause à 5 ans de prison ferme pour obtention de document administratif sur la base d’une fausse déclaration. « Quand on est condamné par la justice, on purge sa peine. Cela ne devrait étonner personne », déclare le porte-parole de la présidence, Jessye Ella Ekogha.

Libreville s’oppose donc farouchement à cette demande d’extradition formulée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. «  Le Gabon est un État souverain qui dispose d’un système judiciaire indépendant. Les crimes et délits commis au Gabon par des Gabonais doivent être jugés au Gabon et nulle part ailleurs », indique un magistrat gabonais.

Brice Laccruche Alihanga ne peut pas prétendre à la nationalité gabonaise pendant des années et proclamer du jour au lendemain être un citoyen français uniquement. De même, les autorités gabonaises l’ont autorisé de se faire soigner par les services sanitaires de l’hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba. Selon Jeune Afrique, les premiers examens n’ont révélé que de simples troubles gastriques.

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