Réforme du Code civil : La gestion de la vie de famille désormais plus équitable

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La promotion des droits et de l’autonomisation des femmes gabonaises est au cœur de la stratégie de développement du gouvernement gabonais. C’est dans cette optique que le 23 mars 2021, un projet de loi portant modification du code civil a été adopté en conseil des ministres. L’objectif de cette réforme est de corriger certaines discriminations que subissent les femmes au sein de la famille.

Dans un entretien récemment accordé à Jeune Afrique, la ministre gabonaise de la Justice, Erlyne Antonela Ndembet Damas, a indiqué que la réforme du Code Civil permet de renforcer la cohésion familiale en mettant en avant le principe de complémentarité entre la femme et l’homme. « Il est question ici d’une recentralisation du binôme que forment l’homme et la femme à la tête du ménage », a précisé la Garde des Sceaux. Selon elle, le nouveau code civil est beaucoup plus en phase avec les réalités quotidiennes de la majorité des populations gabonaises.

En effet, la notion de chef de famille longtemps « dévoyée », a entraîné le renforcement des discriminations ainsi que la marginalisation du rôle de la femme au sein de la famille. Par ailleurs, l’ancien Code civil conservait des mesures discriminatoires qui ne jouaient pas en faveur de la lutte pour l’égalité des sexes.

Le nouveau Code quant à lui, intègre plusieurs mesures innovantes qui pourraient faire du Gabon, une référence en matière de promotion de l’égalité homme-femme sur le continent africain. Il s’agit entre autres de l’introduction du divorce par consentement mutuel, du rehaussement de l’âge nubile de la jeune fille de 15 à 18 ans, de l’allongement du délai de déclaration des enfants nés, de l’opportunité donné à la femme d’exercer librement une activité salariale et de gérer personnellement ses économies, etc.

L’annonce de cette réforme a suscité des débats dans toutes les couches de la société. La majorité des Gabonais ont adhéré à ces modifications apportées au Code civil. « Fort heureusement, de très nombreuses observations sont favorables et positives », s’est réjouie Erlyne Antonela Ndemet Damas.

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