Réforme du Code du travail : Le ministère du Travail dément les accusations des syndicats

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Le projet de loi portant modification du Code de travail est au cœur d’une polémique au Gabon. 14 organisations syndicales des travailleurs gabonais ont déclaré que le nouveau Code de travail n’est pas consensuel, dimanche dernier. Selon ces syndicats le document aurait été élaboré sans l’accord des représentants des salariés.

Le ministère de l’Emploi et du Travail a démenti ces accusations hier. L’institution a tenu à apporter des clarifications sur un certain nombre de points. Tout d’abord, les différentes lignes du nouveau Code ont fait l’objet d’une concertation entre ledit ministère et les représentations sociales. Ces séances de travail ont démarré depuis février 2019. Plus de 300 partenaires sociaux y ont pris part.

Le document réécrit et relu a obtenu un consensus de 81 %. « La version adoptée consensuellement a été adressée au Bureau international du Travail pour avis et recommandations, conformément à la volonté exprimée par toutes les parties prenantes », apprend-on. Après quelques concertations, la version finale du Code a été signée et paraphée par les membres des bureaux des commissions et toutes les parties.

Le 19 février dernier, le projet du Code du travail a été adopté en Conseil des ministres. Il a été ensuite transmis aux deux chambres du parlement pour adoption, en mars dernier. « La version du Code du travail a donc fait l’objet de la plus large concertation jamais réalisée pour une réforme sociale, et ce dans l’esprit de la convention n° 144 de l’OIT », explique le ministère du Travail.

Le ministère réfute toute responsabilité de modification de la version finale adoptée après les concertations. « Le Ministère du Travail n’a apporté aucune modification sur cette version, en dehors des aspects liés à la prise en compte de la stratégie sur les éliminations des inégalités Homme — Femme en milieu professionnel aux articles 6, 9, 16, 168, et 206. », indiquent les autorités.

Selon ces dernières, la réaction des organisations syndicales est regrettable et inexplicable. Pour finir, le ministère du Travail réaffirme sa disponibilité et son engagement pour favoriser l’adoption de la réforme du Code du travail.

 

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