Vive discorde entre Renaud Allogho Akoué et ses avocats au sujet de Brice Laccruche Alihanga

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Le procès de l’ex-directeur général de la CNAMGS est en cours depuis quelques jours au Gabon. Ce dernier est accusé de détournement de fonds publics, concussion et blanchiment de capitaux. Cette audience s’inscrit dans le cadre de l’Opération anti-corruption Scorpion.

Renaud Allogho Akoué et ses avocats sont incapables de se mettre d’accord sur la stratégie de défense à adopter. Les conseils du mis en cause souhaitent faire diversion comme l’avait fait Patrichi Tanasa. La stratégie consiste à mettre en cause, le Chef d’État gabonais Ali Bongo Ondimba, son épouse et son fils aîné Noureddine. Contre toutes attentes, l’ex-DG de la CNAMGS s’oppose catégoriquement à cette démarche. Contrairement aux autres accusés dans le cadre de l’opération Scorpion, il refuse d’accuser le couple présidentiel.

Depuis son arrestation en 2019, le mis en cause avait interdit à ses avocats de faire des conférences de presse. « Renaud Allogho Akoué a gardé une attitude constante depuis fin 2019, au moment de son incarcération. Il a en particulier interdit à ses avocats de tenir des conférences de presse-spectacles pour y dénoncer, avec force propos tapageurs, ses conditions de détention ou jeter le discrédit sur l’institution judiciaire », apprend-on.

Par ailleurs, l’homme ne partage pas le même avis avec ses avocats en ce qui concerne l’attitude à adopter face à Brice Laccruche Alihanga. Défiant les conseils de ses avocats, il a indiqué, sans hésiter, qu’il prenait ses ordres de l’ex-directeur de cabinet de la Présidence pour ce qui concerne la CNAMGS et de Tony Ondo Mba, le bras droit de « BLA », pour ce qui relevait de l’AJEV.

Le premier jour de l’audience, l’un des avocats de Renaud Allogho Akoué est sorti de la salle en claquant la porte. Le second ne s’est pas présenté à l’audience le second jour.

Le mis en cause pourrait être condamné à une peine réduite et être libéré. Il n’aurait détourné que 600 millions de FCFA entre 2017 et 2019. « Une somme importante dans l’absolu, mais une goutte d’eau par rapport à ce qui est reproché à d’autres dans le dossier », indique une source judiciaire

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